7 класс / Французский язык / Кулигина / Оглавление / Unité 6 Leçon 3

Lire et s'exprimer

a) Je lis le récit et je retrouve les phrases qui parlent de la situation déplorable des passagers du ballon.
LES NAUFRAGÉS DE L'AIR

L'ouragan de 1865. Cris dans les airs. Un ballon emporté dans une trombe.
— Remontons-nous?
— Non! au contraire! Nous descendons!
— Pis que cela, m onsieur Cyrus! Nous tombons!
— Pour Dieu! Jetez du lest!
— Voilà le dernier sac vidé!
— Le ballon se relève-t-il?
— Non!
— J'entends comme un clapotement de vagues.
— La mer est sous la nacelle!
— Elle ne doit pas être à cinq cents pieds de nous!
Alors une voix puissante déchire l’air et ces mots retentissent:
«Dehors tout ce qui pèse!.. tout! Et à la grâce de Dieu.»
Telles sont les paroles qui éclatent en l’air, au-dessus de ce vaste désert d'eau du Pacifique, vers quatre heures du soir, dans la journée du 23 mars 1865.
Personne n'a sans doute oublié le terrible coup de vent de nord-est qui se déchaîna au milieu de l'équinoxe de cette année, et pendant lequel le baromètre tomba à sept cent dix millimètres. Ce fut un ouragan, sans intermittence, qui dura du 18 à 26 mars. Les ravages qu'il produisit furent immenses en Amérique, en Europe, en Asie… Or, au moment même où tant de catastrophes s'accomplissaient sur terre et sur mer, un drame, non moins saisissant, se jouait dans les airs bouleversés.
En effet, un ballon, porté comme une boule au sommet d'une trombe, et pris dans le mouvement giratoire de la colonne d'air, parcourait l’espace avec une vitesse de quatre-vingt-dix milles à l’heure, en tournant sur lui-même. Au-dessous de l’appendice inférieur de ce ballon oscillait une nacelle, qui contenait cinq passagers, à peine visibles au milieu de ces épaisses vapeurs, mêlées d'eau pulvérisée, qui traînaient jusqu’à la surface de l’Océan. D’où venait cet aérostat, véritable jouet de l’effroyable tempête? De quel point du monde s’était-il élancé? Il n'avait évidemment pas pu partir pendant l’ouragan. Or, l’ouragan durait depuis cinq jours déjà, et ses premiers symptômes s'étaient manifestés le 18.
…Les passagers n'avaient pu avoir à leur disposition aucun moyen d'estimer la route parcourue depuis leur départ, car tout point de repère leur manquait… Leurs yeux ne pouvaient percer l’épais brouillard qui s'amoncelait sous la nacelle. Autour d'eux, tout était brume… Cependant, le ballon, délesté de lourds objets, tels que munitions, armes, provisions, s'était relevé dans les couches supérieures de l’atmosphère, à une hauteur de quatre mille cinq cents pieds. Les passagers, après avoir reconnu que la mer était sous la nacelle, trouvant les dangers moins redoutables en haut qu’en bas, n'avaient pas hésité à jeter par-dessus le bord les objets même les plus utiles…

Jules Verne, L'Ile mystérieuse

b) Je relis le texte et je réponds aux questions.

◦ De quel voyage s’agit-il?
◦ De quel phénomène de la nature parle Jules Verne?
◦ Quand a eu lieu cet ouragan?
◦ Pourquoi les passagers se sont-ils trouvés dans une situation déplorable?
◦ Quels appareils les passagers n’avaient-ils pas pour demander l’aide?

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